Toi aussi, tu arrêtes de râler ?

Le conte qui va suivre est à la fois inspiré d’une histoire vraie, et du livre de Christine Lewicki J’arrête de râler !”.
Dans ce petit ouvrage de poche, l’auteure raconte pourquoi elle s’est lancé ce défi. Et aussi comment en 21 jours, et après plusieurs essais, elle a accompli ce challenge. Et honnêtement, ça ne semble pas être une mince affaire.
Je n’ai pour ma part, pas encore tenté le challenge. En particulier parce que j’ai toujours pensé être quelqu’un d’optimiste. Mais avec le recul, je réalise comme ce serait difficile de ne pas se plaindre, ne serait-ce qu’un jour. Alors imaginer cela pendant 3 semaines…

Quoiqu’il en soit, je ne peux que vous recommander de vous y atteler. En particulier, si vous vous sentez capable de réaliser cet exploit, ou tout juste l’envie de vous mesurer à vous-même.
Par ailleurs, même sans se lancer dans cette aventure, ce livre très facile à lire, regorge de bonnes idées pour vous aider à prendre la vie du bon côté. On ne réalise jamais à quel point notre humeur, peut avoir un impact sur notre entourage.


Elle est d’un naturel joyeux. Pleine d’énergie et de bonne humeur, cette femme aime toujours à rire et discuter. Mais parfois, il y a des jours sans.

Ce matin là, après les usuelles banalités avec ses collègues, elle s’installe à son bureau pour travailler sur les demandes de la veille. Habituellement volubile, on ne l’entend pas de la matinée, si ce n’est pour se plaindre et soupirer.
Lorsque vient l’heure du déjeuner, un peu bousculée, elle explique à ses collègues qu’elle est lasse du manque de réactivité des fournisseurs et qu’elle a besoin de vacances. Compréhensifs, ils se contentent de lui donner quelques mots d’encouragements et de lui laisser de l’espace.

Les jours se suivent et sa fatigue s’accumulant, elle ne sent toujours pas mieux disposée. Elle qui d’habitude apporte entrain et dynamisme au sein du bureau, semble aujourd’hui faire tout le contraire. La morosité gagne toute l’équipe. Après cette pesante semaine, leur manager constate que les échanges et le moral sont au plus bas. Le manque de communication et la mauvaise humeur a créé un marasme qui nuit clairement à l’équilibre et la productivité de l’équipe. Il leur propose alors un défi:
“A chaque fois que l’un de nous râlera d’une quelconque façon, on l’indiquera sur le tableau blanc, d’un bâton. Et à la fin de la semaine, celui qui aura gagné… ou perdu selon le point de vue, aura une petite surprise.”
Amusés par l’idée et tous un peu plombés par l’environnement qui ne cesse de s’enfoncer toujours plus dans l’ennui, toute l’équipe accepte.

Le lundi suivant, malgré le week-end, elle arrive au bureau le visage maussade et maugréant dans sa barbe. Et sans même qu’elle n’ait le temps de poser ses affaires, la voilà affublée d’un bâton. Agacée, elle émet une objection et un autre bâton tombe. “Mieux vaut se taire” pense-t-elle, le sourire pincé. Tout au long de la matinée, les bâtons pleuvent et petit à petit, les éclats de rire s’ensuivent. Tout le monde se regarde du coin de l’œil avec suspicion et amusement pour notifier toute infraction au règlement. Malgré sa fatigue accumulée et le nombre de dossiers qui stagnent, elle se prend également au jeu. De peur de se voir désignée “employée de la semaine”, elle prend garde de se contrôler, et n’hésite pas à montrer du doigt ses collègues, mais termine malgré tout en tête.

Le reste de la semaine s’ensuit, et l’atmosphère lourde se dissipe lentement au profit des rires et des regards espliègles. Les bâtons diminuent lentement leur progression, et l’épais brouillard qui était en suspension dans le bureau s’éparpille pour enfin laisser place à la bonne humeur.

Le vendredi après-midi, “l’heureuse” gagnante est désignée. Partie avec tant d’avance qu’elle ne peut que se résoudre à accepter la sentence. Et lorsqu’elle voit le cadre photo avec son portrait maussade, elle dit en souriant: “Ok, j’arrête de râler…”

“Au lieu de me plaindre de ce que la rose a des épines, je me félicite de ce que l’épine est surmontée de roses et de ce que le buisson porte des fleurs.”
Joseph Joubert

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