Mon Smartphone et moi

Chaque jour, les progrès technologiques nous rapprochent des livres (et films) de science-fiction. Qui aurait cru que nous pourrions nous déplacer dans la rue debout et sans efforts, comme dans Retour vers le futur 2 (avec un hoverboard…). Ou même communiquer avec “le monde entier”, depuis n’importe où, avec un objet qui tient dans la poche, au poignet ou à l’oreille, comme dans Minority Report.

Et si l’intelligence artificielle a encore du chemin avant de remplacer l’homme au travail comme dans I.A, le smartphone n’a pas attendu pour se greffer à notre main et nous assister au quotidien.

On imagine que sans Internet, ce “petit” appareil ne se serait probablement pas autant démocratisé. En effet, c’est un des usages principaux des détenteurs de smartphones. En tout cas, c’est ce que disent les statistiques recueillies par le site du gouvernement.

Vous pouvez aussi jeter un oeil à ce joli petit baromètre du numérique qui résume assez bien ces chiffres.baromètre numérique

 

Devenu quasiment indispensable, Internet s’utilise partout et n’importe quand grâce au smartphone. Cet outil, véritable assistant personnel nous aide, non seulement pour le carnet d’adresse, mais pour l’agenda, les prises de notes, la capture de souvenirs (appareil photo), la lampe de poche, sans parler des multiples applications, pour tenir ses comptes, écouter de la musique…

Non content d’être un aide-mémoire, il est devenu une extension de notre cerveau, à l’instar de la carte mémoire que l’on insère dans ces mêmes appareils. Le smartphone nous permet d’en savoir plus que jamais auparavant. Bien sûr, sans Internet rien de cela ne serait possible.

Ainsi, il est facile de comprendre pourquoi peu d’entre-nous ne peuvent se passer d’Internet pendant plusieurs jours, voire plusieurs heures. Pour étayer ce propos, je vous propose cet autre graphique coloré.

smartphoneSource: Deloitte

 

Il y a quelque chose de fascinant à la lecture de ces chiffres, mais aussi d’effrayant.

Fascinant de voir comme cet appareil évolue à nos côtés au quotidien, à chaque moment de la journée. Nous nous sommes appropriés cet objet, autant qu’il s’est approprié notre personne. Il est devenu naturel de l’utiliser et de le voir utilisé partout, dans les mains de tous, du plus jeune au plus vieux.

Et c’est ce qui est effrayant. Il est difficile de nier qu’il n’existe pas une dépendance à cet appareil. A l’instar d’un doudou, il faut le trimballer partout. Il dort même près de nous, posé sur la table de chevet. Au réveil, près de nôtre bol, et à table pour le déjeuner… Il n’y a qu’à voir comme nous nous sentons nus et perdus, lorsque nous quittons notre appartement sans notre smartphone sur nous (si jamais, on ne se sent pas l’obligation de revenir le chercher).

Le smartphone nous permet d’avoir accès à tout instant à Internet, support de culture, contre culture, d’échange et de libre expression. On peut tout y trouver, et quasiment tout s’octroyer. Il est alors clairement évident d’en comprendre son importance. Le smartphone nous rend “meilleur”, avec son accès à une inépuisable source de connaissances. Et son usage devient doucement, un acte naturel et inconscient dans notre société.

Mais est-ce vraiment pour cela que cet appareil est devenu si central dans nos vies?

Rappelons que le mobile avec les sms était déjà une première étape vers la communication facile. Puis l’utilisation des comptes email, pour contacter n’importe qui dans le monde, muni d’une connexion à Internet. La possibilité de pouvoir utiliser Internet avec son mobile décupla alors significativement les opportunités pour échanger. Modifiant les relations sociales du même coup, et permettant de maintenir contact avec des gens au bout du monde.

La dernière étape (en date) et qui a fondamentalement transformé les relations sociales en profondeur, représente les réseaux sociaux. Désormais consultable à tout instant, nous sommes plus que jamais auparavant, connectés les uns, aux autres. En une actualisation et quelques secondes, nous sommes au courant de ce qui se passe au Brésil ou en Corée. Nous pouvons réagir dans les minutes qui suivent (et nous aider d’Internet pour traduire, et écrire dans une autre langue).

Folie de la modernité et de la technologie, cet ersatz de relation sociale est encore plus puissant grâce à l’assistance du smartphone.

Avec une simple pression du doigt, on peut connaître l’état d’âme de n’importe qui, amis, inconnus, ou célébrités. L’impossible est désormais accessible à tout quidam. Notre liste de contacts s’élargit et nous en savons toujours plus sur eux, et eux sur nous. Nous pouvons partager avec plus de facilité, rapidité et d’honnêteté… ou alors, est-ce tout le contraire? (à venir article sur les réseaux sociaux).

Que ce soit professionnel, ou personnel, le smartphone est devenu “indispensable”. Il est même pour certain, une preuve de statut social. Tout en un, il a remplacé nos montres, agendas et carnets de notes. Il a même eu des petites soeurs, avec la tablette et la montre connectée pour être toujours plus connecté.

 

“La propriété est un piège : ce que nous croyons posséder nous possède.”

Alphonse Karr

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