Le jeu et La vie

“On peut en savoir plus sur quelqu’un en une heure de jeu, qu’en une année de conversation.”

Platon

Remarque: il n’a jamais été prouvé formellement que c’est bien Platon qui l’ai dit

 

En effet, on n’y trouve trace, dans aucun de ses textes, du moins jamais explicitement. Mais comme j’aime cette citation, et qu’elle est le coeur de mon argumentation, je vais accepter qu’il en est l’auteur… du moins pour la durée de cet article.

Mais si vous voulez en savoir plus sur Le jeu selon Platon, vous pouvez cliquer sur ce lien. Je dois par ailleurs admettre que je ne me suis que peu attardé sur le contenu de l’article, qui pourtant semble très complet. L’idée n’étant pas d’analyser ses textes, car je suis certain qu’il existe de véritables spécialistes de la question (ceux qui ont écrit ce dictionnaire par exemple).

Quoiqu’il en soit, à l’instar du maître à penser, je vais moi aussi disserter sur le jeu.

Il existe de rares personnes qui n’aiment pas jouer (je n’ai pas de chiffres à l’appui désolé), ou alors qui voient cette activité comme inutile, comme une perte de temps. Mais pour les autres, jouer est un moment agréable, une activité ludique et parfois sociale.

Mais alors, qu’en est-il de ces personnes qui ne supportent pas de gâcher leur précieux temps? Si on en croit la citation de Platon, n’étant même pas capables de jouer durant une petite heure, nous ne pourrions pas en apprendre beaucoup de ces gens. En extrapolant un peu, c’est comme s’ils se cachaient. Et en poussant plus loin, on pourrait dire qu’ils sont creux, incapables d’apprécier la vie avec simplicité, légèreté.

Rappel: ce ne sont que pures spéculations, basées sur une réflexion sans base scientifique vérifiable

Et ceux qui vivent par le jeu? Que doit-on penser de ceux qui ne font que jouer, qui passent leur “vie” dans un monde imaginaire ou virtuel? Qu’apprendrions-nous de ces gens pour lesquels le monde “réel” est inexistant, ou inadéquat? Eux aussi se cachent finalement. Peut-être effrayés par le monde qui les entoure et ceux qui le peuplent.

Rappel: ce ne sont que pures spéculations, basées sur une réflexion sans base scientifique vérifiable

Il nous reste les autres, ceux du milieu, qui sont dans le cadre de la loi Normale de répartition (voir un exemple dans l’article Êtes-vous neurotypique ?). Néanmoins, pour éviter toute forme de discrimination, je vais construire mon analyse en supposant que le spectre entier est concerné.

Prenons tout d’abord la forme de jeu la plus accessible aujourd’hui, le jeu vidéo. Si longtemps décrié, pour sa soit-disante capacité à lobotomiser les adolescents pour en faire des tueurs assoiffés de sang, ou des êtres amorphes et stupides. Puis réservé à un public de niche, dît geek (qui à l’époque était très péjoratif lorsqu’affublé), le jeu vidéoludique s’est démocratisé dans les foyers. Les adolescents sont devenus des adultes, mais ont conservé le plaisir de jouer.

Désormais au creux de la main, mêmes ceux qui pensaient leur camarade de classe infréquentables, ou leurs enfants hypnotisés, s’y adonnent sans remord. Il n’y a qu’à observer les transports en commun, et le nombre de personnes le nez dans leur mobile (on est d’accord, tous ne jouent pas, certain “communiquent” – à venir l’article sur les Smartphones).

Ainsi, il est devenu courant d’entendre que ça leur permet de passer le temps, parfois même, de stimuler leur esprit. Reste que c’est de jeu dont on parle, et pas d’un livre qui permettrait également de passer le temps.

Plaisir caché, honte, désir refoulé… peu importe, ces personnes aiment la distraction que procurent les jeux vidéos. Peut-être parce qu’elles ont besoin de cette récréation, de cette pause dans leur quotidien. Ou plus simplement, qu’elles éprouvent un véritable plaisir à jouer.

Rappel: ce ne sont que pures spéculations, basées sur une réflexion sans base scientifique vérifiable

Malgré l’omniprésence d’internet sur tous nos supports multimédia, le jeu vidéo fait office d’activité solitaire, un peu comme les puzzles finalement. Et bien que l’on puisse affronter, et échanger avec d’autres personnes, nous restons seuls devant notre écran.

Regardons de l’autre côté du spectre ludique. Ici, on y trouve le jeu de société. A la grande époque, le Monopoly trônait dans le salon de toutes les familles avides de s’amuser ensemble. On pourrait citer le tarot et autres jeux de 52 cartes, ou le scrabble et le trivial pursuit. Intergénérationnel, ces moments de partage ont été pour certain des moments uniques et gravés à jamais dans les mémoires.

Et si Parker et MB sont parvenu à proposer au public français d’autres jeux que ces grands classiques, ils sont peu à peu tombés dans l’oubli. Heureusement, il y a 20 ans, d’autres prototypes ont commencé à faire leur apparition. Toujours en provenance d’Allemagne, “Les colons de Catane” ou récemment renommé, “Catane”, a constitué la première pierre d’un renouveau du genre. Il aura fallu une dizaine d’années pour que les pierres s’amassent suffisamment, et qu’émergent à nouveau les jeux de société dans les cercles sociaux.

En effet, cette pratique autrefois réservée à la famille, se partage désormais entre amis, en soirée. Le jeu, moment de loisir, est devenu aussi lieu d’échange, de partage et de rire (en règle générale).

Rappel: ce ne sont que pures spéculations, basées sur une réflexion sans base scientifique vérifiable

Mais les jeux de société ne sont plus de simples passe-temps. Il existe aujourd’hui des dizaines de milliers de jeux différents (probablement inimaginable pour ceux qui n’ont que les jeux de leurs parents). Les règles se complexifient, se densifient et se multiplient. Il faut parfois une journée entière pour compléter une seule partie.

La variété de jeux permet de s’adresser à tout type de joueurs. Il existe même pour les moins compétitifs et les plus amicaux, des jeux coopératifs où tout le monde travaille ensemble pour achever la victoire (je dis moins compétitif, mais ces jeux n’en restent pas moins complexes et représentent souvent des challenges, des puzzles à élucider en groupe).

Ainsi, il peut être question de réflexion, de stratégie, de risque et de négociation. Mais aussi, de chance, de tactique, d’improvisation, de spéculation ou de discrétion…

Le champ des possibles est infini, un peu comme dans la vie.

Quoiqu’il en soit, de ces gens qui aiment jouer, peut-on dire d’eux qu’ils aiment les choses simples de la vie? J’aimerais vous dire oui, mais là encore, je n’ai aucune preuve.

Rappel: ce ne sont que pures spéculations, basées sur une réflexion sans base scientifique vérifiable

J’ai découpé le tout en 3 parties par soucis de longueur et temps. Vous pouvez donc lire la suite sur cet autre article Le jeu et Ta vie (2).

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