Captain Fantastic

 

Je ne crois pas avoir jamais caché mon dédain pour la télévision et tous les autres médias mainstream. Voici par ailleurs, une conférence très intéressante sur la télévision et les études scientifiques qui y sont associées.

Vous avez probablement remarqué que j’insiste sur son caractère abrutissant, et abusif, voire intrusif (voir les articles : L’imposteur ou Réussir sa vie).

Il faut tout de même savoir que depuis son apparition dans les années 20, les annonceurs et publicitaires s’appuient sur des études et recherches, psychanalytiques, psychologiques et neuroscientifiques. Ainsi, les formes que prennent les émissions que l’on nous assène, tout comme leurs intermèdes publicitaires, sont calibrées pour appeler des zones très spécifiques de notre cerveau. On peut citer le cerveau reptilien ou encore, le système limbique, qui sont, d’après les recherches actuelles, le siège de nos émotions primaires.

Car ce sont bien nous et nos émotions qui sommes la cible de la télévision et ses annonceurs, afin de nous faire ingérer à peu près… ce qu’ils veulent.

Pour ma part, en ayant supprimé de mon quotidien toute forme d’information parasite, je pense sincèrement avoir gagné en qualité de vie.

Mais, n’est-ce pas hypocrite que de fermer les yeux sur la réalité qui nous entoure? me rétorquerez-vous.

Il est pertinent de se pencher sur la question, mais aussi sur cette notion de réalité. Entre le sensationnalisme et la peur, il n’y a que peu de place pour l’essentiel ou le fondamental. Il n’y a qu’à voir comment les politiques se comportent. Regardez le contenu de leur campagne électorale, et en particulier la forme que cette dernière prend. Quant au fond, cela prendra probablement la forme d’un article à part entière.

Quoiqu’il en soit, depuis maintenant 5 ans, j’ai le réel sentiment d’avoir plus de temps pour moi. D’être dorénavant capable de revoir mes priorités. De parvenir à prendre du recul sur le monde et les gens qui m’entourent. Ou même de consommer plus intelligemment (voir l’article Respire). Loin de moi l’idée de dire que la solution miracle a été de supprimer la télévision de mon quotidien. Et pour être plus précis, j’ai uniquement supprimé les chaînes télévisées. En effet, je continue de l’utiliser pour diffuser les films et les séries qui me plaisent.

Mais cela a été une première étape pour arriver où je suis. De me faire plaisir dans mes activités professionnelles et dans mes relations sociales. Le tout, rien qu’en me libérant un temps de cerveau non négligeable. Je ne vous cache pas que j’évite même les informations sur internet. Ce qui me valait certainement, la palme du collègue le moins au courant de l’actualité du nord-ouest de Paris.

J’ai mentionné juste au-dessus que je continuais de visionner des films. Si j’ai décidé d’écrire cet article, c’était en premier lieu, pour aborder ce film: Captain Fantastic.

captain fantasticLe coeur de ce dernier étant le retour à la nature, il me semblait intéressant d’aborder une des facettes de la civilisation à travers le prisme de la télévision. Les digressions allant, je me retrouve avec une introduction bien plus longue que prévue. Pire encore, à aucun moment n’est abordé dans ce long métrage le sujet des médias, du moins, jamais explicitement… voire même implicitement.

Néanmoins, ce film “feel good” véhicule des messages plein de bon sens, et ce, sans jamais tomber dans le piège du romantique optimisme, ni dans le pathos angoissé. C’est un film vrai, honnête, qui donne à réfléchir sur ces fondamentaux, ces choses essentielles qui nous permettent de grandir, changer et évoluer. Tout le contraire de ce que nous propose le mainstream aujourd’hui en somme.

Je ne peux pas vraiment en dire plus, sans vous spoiler le film. Et s’il y a une chose que je déteste, c’est qu’on me raconte un film. Alors je vous épargne et vous laisse l’opportunité de le découvrir par vous-même.

 

“La violence à la télévision, ça donne envie de tout casser. Sauf, hélas, la télévision.”
Philippe Geluck / Le Chat à Malibu

Laisser un commentaire